Dans une note de presse publiée le 8 avril 2026, le CEP annonce le report des opérations d’inscription des électeurs et d’enregistrement des candidats, initialement prévues les 1er et 13 avril. L’institution explique cette décision par la nécessité d’harmoniser le décret électoral du 1er décembre 2025 avec l’Arrêté du 24 mars 2026, pris en Conseil des ministres, une démarche qui affecte directement le calendrier électoral.

Le CEP réaffirme, dans ce contexte, son engagement à organiser des élections « inclusives, impartiales et transparentes », tout en insistant sur son indépendance institutionnelle.

Parallèlement, une réunion tenue ce jeudi entre les membres du CEP et le Premier ministre intérimaire, Alix Didier Fils-Aimé, met en évidence des divergences sur la conduite du processus. Les échanges portent notamment sur la nécessité de revoir le calendrier électoral ainsi que sur le niveau du budget alloué à l’organisation des scrutins.

Au cours de ces discussions, la question d’un nouveau calendrier, incluant des élections à une date ultérieure, est mise sur la table. Des préoccupations sont également exprimées autour de la gestion du processus et du rôle des conseillers électoraux.

Dans le même temps, plusieurs acteurs politiques proches de la Primature s’activent en faveur de changements au sein du CEP, relançant le débat sur la composition de l’institution en pleine période préélectorale.

Dans ce contexte, la situation pose la question des conditions dans lesquelles les prochaines élections seront organisées. Entre ajustements techniques, contraintes politiques et climat sécuritaire difficile, les enjeux liés à l’indépendance, à l’impartialité et à la crédibilité du processus électoral restent au cœur des préoccupations.

 

C.P: Le Nouvelliste